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Compte de campagne : validation

J'ai eu l'honneur de conduire une liste d'Union de la Droite et du Centre sous la bannière du Nouveau Centre au dernières élections municipales.

...Reçu hier un courrier de la "CNCCFP", un acronyme qui traduit bien l'esprit de simplicité dans lequel la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques exerce ses responsabilités. Il nous est ainsi notifié que notre compte de campagne pour ces élections est "approuvé".

Une page se tourne. Notre action politique au côté des habitants du XIVe se poursuit. Un groupe Centre & Indépendants, le 3e au Conseil de Paris (ex-aequo avec les élus Verts), se bat, fait des propositions pour les Parisiens. Dans notre arrondissement, ce groupe vient de se constituer et le Nouveau Centre y sera prochainement représenté...

Rendez-vous en 2010 (ou 11) pour les Régionales, en 2012 pour les Législatives, en 2014 pour les Municipales...

Commentaires

Que votre compte de campagne soit approuvé c'est bien la moindre des choses !
Pouvez-vous nous dire ce que cette aventure vous a coûté et combien l'Etat vous a-t-il remboursé ? Combien votre parti politique a-t-il payé pour vous permettre de participer à ce premier tour ?

Écrit par : Freddy | jeudi, 23 octobre 2008

C'est bien la moindre des choses, certes, mais je vous ferai remarquer que l'histoire récente du XIVe montre que d'autres candidats ont pu se faire "retoquer"... La complexité du dossier à remettre peut surprendre - un frein à la démocratie ? - et je vous garantie que notre expert comptable, qui comptait quelques années de métier, n'avait jamais vu ça !

S'agissant des chiffres, ils sont publics. Cette campagne, qui n'est pas une aventure, mais une volonté de construire l'avenir - les résultats de cette élection montrent que nos partenaires de l'UMP devront nous respecter et compter avec nous pour l'emporter (là, ils ont vraiment offert sa place à Marielle de Sarnez) - a été menée à 100% sur fonds personnels (mes coéquipiers et moi-même) et n'a pas coûté 1 centime à l'Etat puisque seules les listes dépassant les 5% bénéficient d'un remboursement.

Par ailleurs, le Nouveau Centre ne nous a apporté aucune aide financière. Pour information, les formations politiques ne donnent quasiment jamais un centime à leurs candidats. La raison est assez simple : 36 000 communes = 36 000 listes x montant des dépenses autorisées = somme astronomique. Les candidats avancent donc l'argent et s'ils dépassent les 5% l'Etat leur rembourse les frais de campagne - sous réserve de la validation du compte de campagne par la CNCCFP.

D'où une "prime" à l'investiture des grandes formations politiques puisque leurs candidats peuvent engager des fonds très importants (couramment entre 60 et 120 000€) puisqu'ils sont assurés de voir leurs frais de campagne remboursés.

Un mode de financement qui compte quelques effets pervers. A Paris, nous en payons le prix fort. Ainsi, en l'absence d'emplois fictifs, lorsque l'on souhaite récompenser ou financer un obscur conseiller (50 000 € / an, ça te dirait ?), il suffit de le parachuter en position éligible...

Deuxième effet pervers, pour ces candidats à la légitimité douteuse et sus-pendus à leur investiture (gage d'obéissance absolue), les autres candidats "qui pèsent localement" sont des adversaires redoutables. Il faut dont tout mettre en oeuvre pour les abattre (fussent-ils les seuls soutiens potentiels au second tour) et ceux/celles-ci ne l'entendent pas de cette oreille, d'où la multiplication des "pains" et des listes...

Une grille de lecture qui permet de comprendre certains résultats à Paris. Etonnez-vous après que Bertrand Delanoë l'emporte...

Écrit par : Pierre Vallet | vendredi, 24 octobre 2008

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