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vendredi, 12 octobre 2007

Karoutchi s'intéresse au Grand Paris

Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, a invité jeudi 11 octobre 2007 les maires d'Ile-de-France à participer à des groupes de travail sur le projet de "Grand Paris", souhaité par le président Nicolas Sarkozy.

Dans deux lettres envoyées respectivement aux maires de petite et de grande couronne, et transmises à l'AFP, M. Karoutchi indique qu'il "compte rapidement mettre en place des groupes de travail regroupant les maires et les conseillers généraux" de ces départements "afin de réfléchir à ce que pourrait être la future intercommunalité entre Paris et le coeur de son agglomération".

Bémol à cette action, Roger Karoutchi estime que "l'expression même de "Grand Paris" n'est pas adéquate et le moment venu, il sera nécessaire d'engager collectivement une discussion pour choisir une autre dénomination, qui témoigne d'un réel équilibre entre Paris et son agglomération".

...Au-delà de la querelle sémantique, on pourra s'interroger sur l'objectif collatéral de cette initiative qui permettrait à Roger Karoutchi - candidat déclaré à la Présidence de la Région Ile-de-France (mars 2010) - de créer une structure contrepoids face à Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon.

Ceci étant précisé, revenons à la sémantique. L'appellation de la future (qui peut en douter ?) entité parisienne aux frontières administratives élargies n'est pas neutre. Si Roger Karoutchi semble l'avoir saisi, peut-être ne devrions-nous pas oublier que cette appellation sera utilisée par-delà les frontières hexagonales. Alors ne coupons pas les cheveux en 4. Pour que notre capitale retrouve une place sur la scène internationale (parfois, nous ne sommes même plus sur la carte...), il lui faut atteindre une dimension géographique critique (Paris = 105 km2 / Berlin = 300 km2 / Grand Londres = 900 km2) et une dénomination évidente. Alors de quoi parlera-t-on à l'étranger ? De Paris ou du Grand Paris, non ?

L'occasion de vous proposer en colonne prochainement un petit sondage express...

jeudi, 11 octobre 2007

Logement social : toujours moins

Bertrand Delanoë sera ce soir dans le XIVe arrondissement. Il viendra nous parler du Paris Solidaire.

S'il y a un volet sur lequel l'échec du Maire de Paris en la matière est patent, c'est bien celui du logement social. Les chiffres avancés par le Maire de Paris sont connus. Ils ont du reste été à nouveau évoqués lors de notre dernier CICA (Comité d'Initiative et de Consultation d'Arrondissement). La Mairie de Paris revendique le financement annuel de 4500 logements sociaux supplémentaires en moyenne.

Par "financement", il vous faudra comprendre que - rareté du foncier constructible dans Paris intra-muros oblige - le Maire de Paris a fait acheter par la Ville de nombreux logements dans l'ouest parisien. La volonté affichée ? Rééquilibrer le logement social à Paris. Las, l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Tout d'abord parce que l'ouest parisien, c'est là que foncier est le plus cher. A budget constant, le Maire de Paris a donc pu acheter moins qu'ailleurs et produire moins de logement social. Il n'a pas utilisé au mieux la puissance financière de la Ville.

Ensuite parce qu'en se portant acquéreur à peu près partout où un immeuble se vendait, la Ville a participé pleinement de la raréfaction de l'offre et donc à l'envolée des prix du marché parisien de l'immobilier, hausse des prix qui génère naturellement son lot de nouveaux demandeurs de logements sociaux. Aujourd'hui, plus personne n'arrive à se loger dans Paris...

...Enfin parce que les logements achetés dans l'ouest parisien sont souvent des logements occupés. Et que feriez-vous si l'on vous donnait un logement social dans un beau quartier ? Vous y resteriez le plus longtemps possible. De ce fait, le taux de rotation dans le logement social à Paris s'est effondré, perdant 0.5 point par an depuis le début de la mandature pour arriver à son plus bas niveau : 3%. Quand on sait que 0.5 point équivalent à 750 logements, on réalise que la politique de Bertrand Delanoë, qui n'a en réalité produit que 1200 logements sociaux disponibles annuellement (moins que sous l'ère Tibéri !), est une impasse dont ont on mesure aisément l'inefficacité puisque le nombre de demandeurs de logements sociaux est passé de 2001 à 2007 de 100 000 à 110 000.

Alors Paris Solidaire ? Je vous laisse juge...

mercredi, 10 octobre 2007

Nathalie Kosciusko-Morizet reçoit les blogueurs

Nous étions quelques blogueurs hier soir, invités à rencontrer l'une des chevilles ouvrières du Grenelle de l'Environnement : Nathalie Kosciusko-Morizet... Une petite réunion au coin du feu (!) dans le cadre très "JamesBondesque" d'un ministère pour partie désaffecté, amiante oblige, nous expliquera NKM en introduction.

Je vous proposerai prochainement quelques extraits vidéo de cette rencontre.

A noter, à l'initiative de Sacha et Natacha, cette soirée a été suivie en direct sur Second Life par 80 personnes...

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mardi, 09 octobre 2007

Modem : le cul entre deux chaises

Pardonnez-moi, je sais, c'est une expression passablement triviale, mais qui résume bien la position actuelle du Modem.

Deux illustrations...

...Tout d'abord la fin de non recevoir de Bertrand Delanoë qui a renvoyé Marielle de Sarnez dans ses cordes.

Selon le Maire de Paris, l'électorat qui s'était porté sur François Bayrou (215 000 électeurs dans la Capitale au 1er tour des Présidentielles) et qui a fondu comme neige au soleil aux Législatives (82 000) se reportera quoi qu'il arrive massivement vers lui au 2e tour des Municipales comme le laisse entendre les 70 000 voix "modemistes" qui se sont portées sans le moindre appel officiel sur des candidats de gauche au 2e tour des législatives.

Et l'on peut comprendre l'édile parisien. Si la base va de toute manière à gauche, à quoi bon négocier avec la tête et s'embarrasser d'une nouvelle composante dans sa (possible) majorité municipale ?

Du coup, Marielle de Sarnez reviendrait bien à droite, avec le Nouveau Centre et l'UMP, pour un accord avec Françoise de Panafieu. Las, que vaut aujourd'hui une formation politique dont la tête est à droite et les jambes à gauche ? Quel contrôle aura Marielle de Sarnez sur ses troupes au 2e tour ?

Rejetés à gauche car déjà acquis, suspectés à droite car incontrôlables et incontrôlés, le sort des élus Modemistes reste plus que jamais incertain...

D'autant que la base bouge et s'agite. Le débat sur des statuts en accord avec les bonnes leçons de gouvernance données un peu partout fait rage en interne et la volonté des (nouveaux) adhérents - visiblement décidés à ne pas ranger leurs idéaux au vestiaire - d'organiser des primaires dans tous les arrondissements pour choisir les candidats qui porteront leurs couleurs inquiète le duumvirat Bayrou-Sarnez pour le moment débordé par cette volonté démocrate...

...Mais après tout, ils voulaient faire de la politique autrement. C'est (à leur insu ?) apparemment bien parti. A part eux, qui s'en plaindra ?

Leçon de gouvernance ?

...En tout cas, c'est un petit groupe qui fait beaucoup parler de lui :"Pour des primaires au Modem".